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Samedi 4 avril 2009
 

À la rencontre d’un jeune écrivain



Le 13 Mars, Ronan Cognet, est venu au lycée de la Borde Basse pour rencontrer les élèves de 512 et de 513. Ces deux classes ont élu sa nouvelle, Bourgade, dans le cadre du concours de l’Encrier renversé.


C’est à l’âge de dix-huit ans que Ronan commence à écrire, il débute par des chansons et des nouvelles. Ronan exerce aujourd’hui le métier de vétérinaire et espère pouvoir vivre un jour de sa passion. L’écrivain, qui vit dans un petit village de Bretagne déclare que ses écrits s’inspirent de la vie quotidienne (rue, famille, télévision, autre livres, etc.). Pour bourgade, il s’est inspiré de « petits vieux » qui ont vraiment existé et d’anecdotes qu’il a entendues dans son village.


Il est en train d’écrire son premier roman qui raconte l’histoire d’un jeune garçon qui veut comprendre les sentiments des animaux, en devenant vétérinaire au début, puis en voyageant dans le monde entier.


Sa venue au lycée de la Borde Basse, lui permettra peut-être de faire publier son roman. C’est du moins ce qu’on lui souhaite.




L’entretien avec les élèves


  • Les élèves : Vous êtes-vous inspiré de la vie réelle pour écrire Bourgade ?

R.C. : Oui ! Par exemple, le petit village est de chez moi ! Toutes les régions sont un peu pareilles maintenant, à cause de la désertification des campagnes. Les petites histoires aussi sont vraies ! Ce sont des petites anecdotes qu’on m’a racontées.


  • Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire Bourgade ?

R.C. : Cela ne m’a pas pris longtemps car j’avais déjà l’histoire en tête, l’écriture a été rapide puis j’ai fait la correction et voilà.


  • Pourquoi avoir écrit une nouvelle et pas un roman ?

R.C. : Parce que c’était un concours de nouvelles !

J’ai vu dans le journal qu’était organisé un concours de nouvelles mais c’était pour un collège et ça ne m’intéressait pas. Comme j’avais quand même l’histoire en tête je suis allé voir sur internet et j’ai trouvé ce concours, c'est d'ailleurs grâce a ça que je me trouve devant vous aujourd'hui.


  • Quand avez-vous commencé à écrire ?

R.C. : A l’âge de 18ans, j’ai commencé à tenir un journal, puis j’ai écrit des chansons, des nouvelles.


  • Avez-vous un lieu où vous pouvez vous réfugier pour écrire, comme les deux vieux dans la nouvelle ?

R.C. : La cabane des vieux ? Elle existe ! Comme dans toutes les petites villes de campagne !

Mais sinon, je n’ai pas vraiment de lieux comme celui-là... Mon bureau peut-être...


  • Etes-vous écrivain de métier ?

R.C. : J’aimerais bien ! Mais on vit rarement de sa passion ! Non je suis vétérinaire. Il n’y a pas vraiment de rapport mais bon...


  • Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez gagné ?

R.C. : Ça m’a encouragé ! Car écrire c’est très dur ! Il faut se remettre en question ...


  • Quelles sont vos sources d’inspiration ?

R.C. : Le quotidien : les histoires que j’entends, mes observations, mes lectures, mes recherches, la vie en général ! L’inspiration c’est de vivre en fait. 


  • Etes-vous connu dans votre région ?

R.C. : Oui car dans ma ville, tout le monde connaît tout le monde !

Mais en tant qu’auteur, non, je ne suis pas connu. En fait, je n’en parle pas tellement.


  • De quel mouvement littéraire vous inspirez-vous ?

R.C. : C’est dur comme question ! (rires) Du mien !

A moi de vous poser quelques questions. Qu’est ce qui vous a plu dans ma nouvelle ?


Les élèves : Bourgade est originale, drôle et la situation nous a plu : l’histoire se situe dans un petit village, comme pour la plupart d’entre nous.


  • Quel est votre parcours ?

R.C. : Et bien j’ai envoyé mon livre à plusieurs maisons d’édition, où l’on m’a répondu au bout de deux ou trois mois : « c’est très intéressant mais cela ne correspond pas à la maison »... En effet, c’est dur de se faire éditer. Et il faut aussi faire attention aux arnaques...


  • Allez-vous adapter Bourgade en roman ?

R.C. : Non je ne pense pas, je ne l’ai pas écrit dans ce sens là, il n’y a pas assez de matière.


  • Allez-vous faire une suite à Bourgade ?

R.C. : Une suite de l’aventure des ptits vieux ? Pourquoi pas, si j’ai une idée !! Mais vous aussi vous pouvez écrire la suite !


  • Allez-vous la faire publier ?

R.C. : Je ne pense pas avoir le droit, à cause du règlement de L’encrier renversé.


  • Allez-vous écrire un recueil de nouvelles ?

R.C. : Pourquoi pas ! Mas il va falloir en écrire d’autres !!


  • Vous inspirez-vous d’autres auteurs connus ?

R.C. : Non, pas tellement...


  • Qu’est ce qui vous passionne dans l’écriture ?

R.C. : L’imaginaire. Raconter, écrire pour que ce soit agréable, pour que celui qui lit vive le bouquin.


  • Que ressentez-vous en écrivant ?

R.C. : Je suis parfois mort de rire et d’autres fois au bord des larmes : les émotions sont importantes, je ressens ce que j’écris.


  • Pour vous, qu’est ce qui fait un bon livre ?

R.C. : C’est un livre où on rentre dans l’histoire, elle nous transporte. Un bon livre n’est pas forcément un livre qui a été publié.


  • Pensiez-vous gagner ce concours ?

R.C. : J’me suis dit « advienne que pourra ». J’espérais mais je ne savais pas. Et puis ça a marché.


  • Avez-vous d’autres projets ?

R.C. : Et bien ... mon deuxième roman !! Mais je galère (rires). Je vais sûrement écrire d’autres nouvelles.


  • A quel public s’adresse ce roman ?

R.C. : Ceux qui voudront bien le lire ! Il n’y a pas d’âge précis.


  • De quoi parle-t-il ?

R.C. : Il se déroule au XIXème siècle et parle d’un petit garçon de douze ans qui rencontre un sorcier qui lui parle des animaux. Adulte, il devient vétérinaire et part faire le tour du monde pour aller à la rencontre de différents sorciers.


  • Etes-vous le seul écrivain de votre famille ?

R.C. : Oui.


  • Est-ce que les membres de votre famille ont lu votre livre ?

R.C. : Pour la plupart, mais pas tous. Ils me soutiennent, ils m’encouragent.


  • Nous avons étudié les brouillons d’écrivains. Faites-vous des brouillons ?

Non ! Enfin si, mais sur mon ordinateur. Je note mes idées, j’écris surtout le soir avant de me coucher.


Comme vous le voyez, ce fut une rencontre très enrichissante. Un grand merci à Ronan Cognet pour ce qu’il a apporté à la classe.


Les élèves de 513 et leur professeur, Mme Rouquette

Par alombardo - Publié dans : Encrier renversé
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